À quoi sert le stockage
À chaque seconde, la quantité d’électricité injectée sur le réseau doit être égale à celle qui est consommée. Si la production dépasse la consommation, la fréquence du réseau monte au-dessus de 50 hertz ; si elle est insuffisante, la fréquence chute, et au-delà de quelques dixièmes de hertz des équipements se déconnectent en cascade.
Cet équilibre a longtemps reposé sur des centrales pilotables. Or la part de production dont on ne choisit pas l’horaire, le solaire et l’éolien, augmente vite : un après-midi ensoleillé produit beaucoup au moment où la consommation est au plus bas, et le solaire s’arrête quand tout le monde rentre chez soi. Le stockage comble cet écart de calendrier.
D’où vient le loyer
Une batterie de réseau a quatre sources de revenus, qu’elle arbitre en permanence :
- Le marché de la veille pour le lendemain. Acheter aux heures les moins chères, revendre aux heures de pointe.
- Le marché infrajournalier. Corriger sa position jusqu’à quelques minutes avant la livraison, ce qu’une batterie fait en quelques secondes.
- Les services système. RTE rémunère les installations capables de corriger automatiquement les écarts de fréquence, en quelques secondes ou quelques minutes.
- Le mécanisme de capacité. Être disponible aux heures de tension hivernale est rémunéré en soi.
Aucun de ces marchés ne suffit seul : c’est leur addition qui rend un projet viable. Pour vous, la conséquence est simple. L’activité du site ne dépend ni du soleil ni du vent au-dessus de votre parcelle, et votre loyer ne dépend pas de vos récoltes.
Ce que ça représente sur votre terrain
Nous développons des sites de 2,5 à 10 MW. Concrètement : quelques conteneurs de la taille d’un conteneur maritime, hauts de 3,1 m, posés sur une dalle, un poste de transformation, une clôture et une piste d’accès. L’ensemble occupe 2 000 à 4 000 m². Le reste de la parcelle garde son usage.
Pas de fumée, pas d’odeur, pas de rejet, aucune circulation quotidienne : la maintenance se limite à deux visites par an. Le seul bruit perceptible est celui de la ventilation, comparable à un groupe de climatisation, pendant les phases de charge et de décharge intenses.
Où peut-on l’installer
L’emplacement ne se choisit pas librement : il faut être proche d’un poste source ou d’une ligne moyenne tension (HTA) disponible. C’est cette contrainte, plus que la surface, qui détermine si un terrain convient. Viennent ensuite le zonage du plan d’urbanisme, l’accès, la pente et l’absence de zone naturelle protégée ou d’aléa fort.
L’outil d’analyse vérifie ces points pour votre parcelle à partir de données publiques : cadastre, Géoportail de l’urbanisme, Géorisques, réseau Enedis.
Sécurité
Les batteries lithium-ion, les convertisseurs électriques et les équipements de gestion thermique et de sécurité sont enfermés dans des conteneurs techniques. Le site est clôturé et personne n’y travaille au quotidien.
Le risque incendie est la première question qu’on nous pose, et elle mérite mieux qu’une réponse rapide. Nous préparons une page détaillée, qui sera publiée quand chaque affirmation qu’elle contient sera sourcée. En attendant, parlons-en de vive voix : [00 00 00 00 00].
Du premier contact à la fin du bail
- Analyse en ligne, gratuite et sans engagement. Un premier tri sur la localisation, l’environnement et les contraintes majeures.
- Étude de capacité du réseau. Elle mesure la puissance réellement raccordable à cet endroit. Elle est à notre charge.
- Bail de 25 à 30 ans. Le loyer est défini à partir de la valeur réelle du projet. Les démarches administratives sont à notre charge.
- Construction et exploitation. Seule condition côté terrain : une voie carrossable doit permettre d’atteindre la zone d’implantation.
- Fin du bail. Les équipements sont démontés (hors raccordement) et le terrain est remis en état, conformément aux engagements pris à la signature.
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